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Actualités

2015-03-16

La Fédération des policiers et policières municipaux met en demeure la Ville de Mercier

 La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec a déposé, aujourd’hui, une mise en demeure et entreprendra au besoin d’autres démarches juridiques contre le processus de la Ville de Mercier visant la création d’un poste de police municipal.


 


La Loi sur la police prévoit un certain nombre de mesures pour parvenir à créer un nouveau corps de police en bonne et due forme. La Fraternité des policiers de Châteauguay a constaté, avec regrets, que les coins ont été tournés ronds et que l’administration municipale s’est positionnée en faux avec la Loi en vigueur. « Je souhaite simplement que l’on fasse les choses dans l’ordre, se désole François Lemay, président de la Fraternité des policiers de Châteauguay. À l’heure actuelle, le dossier est monté à la va-vite alors qu’il n’y a aucune urgence à le régler. L’administration de Mercier devrait plutôt présenter les bons chiffres aux citoyens et leur permettre de voter sur la proposition », suggère M. Lemay.


 


La Fraternité observe entre autres que la Ville de Mercier souhaite se doter du plus petit service de police au Québec. Tel que présenté, le service nécessiterait une dérogation à la Loi sur la police afin de réduire les exigences minimales de sécurité en vigueur présentement sur le territoire du grand Montréal. « Au final, on demande au citoyen de Mercier de payer le même prix pour moins de service. Ça n’a aucun sens. Cette demande brise tous les consensus établis au cours des 15 dernières années au Québec», poursuit M. Lemay.


 


Les avocats de la FPMQ observent qu’avant de soumettre la demande de création d’un poste de police local à la ministre de la Sécurité publique, la consultation publique aurait dû respecter l’ensemble des conditions édictées à l’article 73,1 de la Loi sur la police. Or, la Ville a adopté, le 10 mars 2015, une résolution afin d’enclencher le processus alors que la consultation publique ne se terminait que le 13 mars. « Nous regrettons que la situation prenne cette tangente. J’insiste toutefois sur le fait qu’il n’y a aucune urgence à régler le dossier. L’administration municipale devrait faire ses devoirs plutôt que de tenter de rentrer son idée dans la gorge de ses citoyens », explique Paulin Aubé, président par intérim de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec.


 


Par ailleurs, la FPMQ a également fait parvenir une copie de la mise en demeure à la ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault. « Accepter une réduction de service de l’ampleur de ce qui est proposé affaiblira drastiquement la capacité d’action et d’intervention du service de police. Au final, c’est la sécurité des citoyens de Mercier qui est en jeu. La Ministre doit réitérer l’importance des corps de policiers regroupés pour mieux servir les citoyens », a terminé M. Aubé.


 


Informer les citoyens et voter sur la proposition


La Fraternité des policiers de Châteauguay a entrepris une importante campagne de communicatio